La République Démocratique du Congo (RDC) est dotée d’un potentiel riche et important en ressources naturelles. Avec plus de 130 millions d’hectares de terres, la RDC possède la deuxième plus grande étendue de forêts tropicales dans le monde. Le vaste réseau hydrographique permet de classer le fleuve Congo comme le premier fleuve d’Afrique le plus important par son débit et le deuxième dans le monde (après le fleuve Amazone). La RDC a un sous-sol riche en minerais et matières précieuses.

Malgré ses énormes potentialités, la RDC est classée parmi les Pays les Moins Avancés avec un PIB par habitant faible. Le développement économique est une priorité absolue et les forêts du pays sont exposées à une menace croissante.

Mis en place par la Convention Cadre des Nations-Unies sur le Changement Climatique lors de la COP 17 à Durban, le Fonds Vert pour le Climat est et demeure le seul instrument financier par lequel passeront tous les projets luttant contre le changement climatique. Il  existe aussi d’autres mécanismes financiers tels que le Fonds d’Adaptation (FA), le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), etc.

ccnucc-logogreen-climate-fund-logocse-logo

Au niveau national, le Fonds Vert pour le Climat et Mécanisme de Développement Propre (CNFVC-MDP) à travers l’Autorité Nationale Désignée (AND), son staff et le Centre de Suivi Ecologique du Sénégal (entité accréditée travaillant avec la Coordination Nationale du Fonds Vert pour le Climat) sont appelés à mettre en place un cadre de préparation du programme répartis en 5 paquets :

  • Paquet 1 : Renforcement des capacités de l’AND ;
  • Paquet 2 : Développement d’un cadre stratégique ;
  • Paquet 3 : Identification et accréditation d’une entité nationale ;
  • Paquet 4 : « Elaboration et /ou renforcement des processus PNA (Plans Nationaux d’Adaptation)  » ;
  • Paquet 5 : Partage d’information et d’expériences.

A l’heure actuelle, la CNFVC-MDP a déjà démarrée la mise en œuvre des activités des paquet 1 (6-7 octobre 2016) et paquet 2 (23 novembre 2016).     

La mise en œuvre du paquet 1 a été précédée par le lancement officiel des activités de la CNFVC-MDP.

Ces activités avaient essentiellement comme objectifs :

  • Impliquer les parties prenantes dans le mécanisme de financement Fonds Vert pour le Climat ;
  • Renforcer le rôle de l’Autorité Nationale Désignée du Fonds Vert pour le Climat au niveau interinstitutionnel.
    Les résultats poursuivis durant ces sessions s’attelaient à :
  • Amener le secteur privé à s’intégrer dans le mécanisme de financement du Fonds Vert pour le Climat ;
  • Améliorer l’implication des ONGs et de la Société Civile dans la procédure de financement du Fonds Vert pour le Climat ;
  • Susciter l’inclusion des différents Ministères dans la gestion de la politique climatique ;
  • Inciter les institutions publiques congolaises à développer des projets conformes aux critères d’investissements du Fonds Vert pour le Climat.

Le paquet 2 quant à lui, a consisté à poser les premiers jalons en vue de l’élaboration du programme pays. Il s’agira d’entamer les concertations avec les parties prenantes au niveau national, en vue d’identifier les priorités stratégiques de la RDC en matière de développement durable tenant compte du changement climatique et d’opérer un screening en vue d’identifier les acteurs clés.
L’atelier a aussi rappelé aux parties prenantes les opportunités offertes par le FVC et les bénéfices que la RDC pourrait en tirer dans le cadre de la mise en œuvre de ses politiques et stratégies.
Enfin, l’atelier s’est aussi attelé à intéresser les institutions nationales (en particulier les institutions financières) à l’accréditation comme entité nationale de mise en œuvre par le Fonds Vert Climat. En gros, les objectifs poursuivis ont consisté à :

  • Informer les parties prenantes sur la deuxième Composante du Programme de préparation de la RDC ;
  • Informer les parties prenantes sur les opportunités offertes par le FVC ;
  • Entamer les discussions au sujet du mécanisme de coordination nationale du FVC afin qu’elle puisse mettre en place notamment sa mission et la composition de la commission nationale chargée du programme pays ;
  • Identifier les stratégies prioritaires pour la mise en place du programme pays ;
  • Identifier de potentielles entités nationales de mise en œuvre venant des institutions financières ;
  • identifier les besoins en renforcement de capacités des différentes catégories d’acteurs éligibles pour l’accréditation au FVC.

La finalité de cet atelier a permis :

  • Une compréhension claire des objectifs du programme de préparation du FVC par les parties prenantes ;
  • Le partage d’informations sur les activités prévues dans le programme de préparation et de soutien pour la RDC ;
  • Une définition claire des arrangements institutionnels de mise en œuvre ;
  • Une connaissance par les parties prenantes des critères d’accréditation des institutions financières, potentielles en qualité d’entités nationales d’exécution du fonds ;
  • L’identification des besoins en renforcement des capacités pour les différentes catégories d’acteurs éligibles au FVC ;
  • A l’issue de l’atelier, un rapport établissant les recommandations sera rédigé et une feuille de route sera dressée pour décliner les prochaines étapes.